Globalement, Pashinyan et les siens sont un remède “merveilleux” pour la Turquie. Son unique condition est la garantie qu’il restera au pouvoir. À ce jour, les intérêts du triangle Turquie-Azerbaïdjan-Occident coïncident, écrit Vatche Proodian, analyste politique, éditeur et publiciste.

Dans l’ensemble, Pashinyan et sa junte sont un remède “merveilleux” pour la Turquie. Son unique condition est la garantie qu’il restera au pouvoir. À ce jour, les intérêts du triangle Turquie-Azerbaïdjan-Occident coïncident, écrit Vatche Proodian, analyste politique, éditeur et publiciste, sur yerkir.am.

1. En ce qui concerne le nœud politique arméno-turc (ci-après « le Conflit »), il demeure inchangé :

2. D’ailleurs, ce même nœud politique n’est rien d’autre que la suppression des conséquences du Génocide du peuple arménien et de confiscation de ses terres, ou d’anéantissement de la création d’une Arménie unie, libre et indépendante, dans le cadre du verdict du Tribunal de Sèvres-Wilson (Traité de Sèvres (1920). Il s’agit de formulations différentes de la solution au même problème, à ce même nœud politique.

3. La libération de l’Artsakh (dans les années 1990) n’était donc ni plus ni moins qu’un pas vers une solution juste de ce conflit.

4. L’Occident, en grande partie, n’est pas d’accord avec cette décision, parce qu’il a aussi une responsabilité dans le bel avenir de l’Arménie (entre autres raisons). À ce jour, les intérêts du triangle Turquie-Azerbaïdjan-Occident coïncident.

5. En effet, ce triangle, à différents moments, avec à chaque fois des rôles différents, a tenté de faire échouer la juste décision de ce Conflit :

a. – avec la persécution de la FRA Dachnaktsoutioun par Levon Ter-Petrossian en Arménie (à partir de 1992),

b. – soutenant la “victoire” du même Levon Ter-Petrossian en 1996,

c. – l’organisation du 27 octobre avec ses instruments locaux,

d. – avec le 1er mars, puis en 2016 dans les étapes de la prise d’un Régiment de service de la Garde d’État, et enfin,

e. – Par l’organisation de la prise de pouvoir en 2018.

6. Dans la même veine, depuis 2016, avec une propagande accrue contre la FRA Dachnaktsoutioun et des mesures pratiques dans cette direction, qui se sont manifestées dans les problèmes pour affaiblir la principale force capable de s’opposer à sa solution proturque à ce Conflit, et donc, injuste.

7. En ce sens, les centres de pouvoir de la République d’Arménie ( la police, l’armée, le Service de sécurité nationale) peuvent déjà être considérés au regard des politiques menées dans le triangle susmentionné, comme des centres mous et soumis.

8. La solution proturque du nœud politique est la destruction du peuple arménien, de l’Arménie et de notre Nation sous forme de volonté politique et, si nécessaire, sous forme d’existence physique.

9. À ce stade, la junte de Pashinyan est un outil “merveilleux”. Leur seule condition est la garantie de rester au pouvoir.

10. Tous les faits montrent que le triangle Turquie-Azerbaïdjan occidental dispose d’un gage d’assurance n° 9 de la part de la junte de Pashinyan.

Ainsi,

L’élite politique arménienne (la junte de Pashinyan n’en fait pas partie) est aujourd’hui confrontée à l’impératif d’une décision lourde de conséquences. Cette décision est liée à l’existence des Arméniens, voire à leur existence physique. Le plus tôt sera le mieux.

Inutile de se pencher sur les autres fables, marque Vatche Proodian.

Source principale : yerkir.am