
L’avocat américano-arménien Karnig Kerkonian affirme que les allégations suggérant que la défense du droit au retour des Arméniens de l’Artsakh a contribué à l’émergence du concept d’« Azerbaïdjan occidental » sont infondées. « L’affirmation absurde, émanant d’Erevan, selon laquelle le plaidoyer pour le droit au retour de la population de l’Artsakh aurait créé ou alimenté le narratif de Bakou sur l’“Azerbaïdjan occidental” est manifestement fausse », écrit Karnig Kerkonian sur Facebook.
Selon Karnig Kerkonian, les revendications irrédentistes azerbaïdjanaises sont bien antérieures au plaidoyer organisé pour le retour des Arméniens de l’Artsakh. Il rappelle avoir mis en garde contre les dangers de la campagne de Bakou sur l’« Azerbaïdjan occidental » lors du Sommet mondial des Arméniens tenu à Erevan en octobre 2022, où il avait également évoqué des cartes de la soi-disant « République de Goycha-Zangezur ».
Il souligne que cette organisation avait déjà ouvert un bureau de représentation à Ankara en 2022, soit près d’un an avant le déplacement massif des Arméniens de l’Artsakh.
Karnig Kerkonian insiste sur le fait que le droit au retour apparaît comme une réponse au déplacement forcé de 120 000 Arméniens de l’Artsakh en septembre 2023 : « C’était et cela reste une réponse nécessaire au nettoyage ethnique et au génocide des Arméniens de l’Artsakh ».
Il avertit en outre que renoncer à défendre le droit au retour des Arméniens de l’Artsakh ferait peser une menace existentielle d’une ampleur encore plus grande : « Si nous abandonnons le principe selon lequel les Arméniens victimes de nettoyage ethnique ont le droit de retourner chez eux, je vous assure que nous nous retrouverons — de notre vivant — à devoir défendre le droit des Arméniens à retourner dans leurs foyers au Syunik. Le plan de conquête et de peuplement des terres arméniennes par l’Azerbaïdjan est alimenté par la politique d’apaisement persistante d’Erevan », écrit l’avocat.
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